La capacité au bonheur

Bon depuis quelques jours je suis très heureuse. Dans ma tête c’est le 14 juillet non stop et je suis pleine d’espoir. J’envisage même de pardonner aux femmes qui portent des collants chairs (non je déconne, faut pas pousser). Pour vous résumer ma vision à moi du bonheur je citerai Marcel Achard : « Le bonheur c’est la somme de tous les malheurs que l’on n’a pas. »

Du coup quand je suis heureuse je pense aux gens malheureux, un peu par culpabilité inconsciente sûrement. Ceci m’a amenée à réfléchir à un concept que j’aime bien développer dans ma grande imagerie de la psychologie de comptoir : la capacité à être heureux

La capacité à être heureux c’est donc comme son nom l’indique la possibilité que chacun se donne d’avoir accès au bonheur. Et ce n’est pas à la portée de tout le monde. On connaît tous un dépressif chronique : il a tout pour être heureux mais non. T’as juste l’impression qu’il a toujours une corde dans le coffre de sa caisse et tu cadenasses ton armoire à pharmacie quand tu l’invites à boire le café. Au contraire, il y a des gens qui ont des galères d’argent, des problèmes au boulot, qui ramassent sévère en amour et qui pourtant ne se plaignent jamais. Ces gens-là ont tout mon amour car ils font preuve d’une dignité extraordinaire. Le fait de se plaindre en ne faisant rien pour arranger les choses c’est ce qui me rend folle je pense. Ils sont là au fond du trou mais ne veulent pas voir un psy, ne veulent pas écouter leurs amis, ne tentent pas d’identifier la cause du problème pour essayer de le régler, non ils sont totalement amorphes. J’en viens à penser qu’ils se complaisent dans cette situation, qu’ils aiment afficher leur malheur au grand jour car il y aura toujours quelqu’un pour les plaindre. Attention pas de méprise, on peut être malheureux et c’est même normal de l’être parfois. J’ai moi-même eu mes périodes de grisaille, mes RDV chez le psy, mes crises de larmes … mais j’ai évité de faire chier le monde entier avec ça. J’en ai discuté avec des gens que je pensais être capables de m’aider, j’ai essayé de régler mes soucis et de comprendre ce qu’il m’arrivait. Enfin j’essaie d’être quelqu’un de sain quoi

De façon très égoïste, j’essaie d’éviter ces personnes au maximum. Tous mes amis vous diront que je ne refuse jamais d’aider, jamais d’écouter et de conseiller si on me le demande … Je suis pleine d’empathie mais j’ai récemment décidé de la réserver à ceux qui en veulent vraiment. Je suis fatiguée quand j’entends pour la millième fois la même histoire, que je donne pour la millième fois le même conseil mais que la personne qui réclame ce conseil (et par la même occasion qui accapare ton temps pour autre chose que du lol) n’en a rien à foutre. Donc ces personnes là qui sont des petits nuages tous gris n’ont plus droit d’asile dans mon ciel d’un bleu éclatant. Et j’ai pris cette décision pour me protéger. Parce qu’on peut dire que le bonheur c’est communicatif, le malheur c’est viral aussi

J’ai juste l’impression que ce genre de personnes-là n’a strictement aucune prise sur son existence. La passivité c’est quand même ce qu’il y a de plus terrible … Ils attendent lentement que la journée passe, puis la semaine, le mois et ainsi de suite. C’est ça le réel malheur, laisser filer sa vie sans la choper au passage, sans se l’approprier. Je finis par ressentir plus de pitié que de colère pour ces gens. Je sais que certains souffrent vraiment, certains pleurent des larmes de crocodiles mais pas tous. J’ai réellement de la peine pour ceux qui sont sincèrement malheureux mais je crois que les laisser se plaindre sans agir ce n’est vraiment pas les aider. Arrêter d’écouter leurs infinies complaintes et les inviter à aller voir quelqu’un me semble plus utile pour leur guérison. 

Je vous jure, être heureux c’est bien. Essayez. 

Concernant la photo d’illustration, elle a été prise par l’excellentissime Julien Deprez (dont je vous file la page ici), un article consacré à cette collaboration plutôt inattendue arrive quand j’aurai récupéré un peu plus de photos. 

Bisous les cailles

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4 commentaires sur « La capacité au bonheur »

  1. Au top Laurie ,tu as raison de te protéger ..sa finit par bouffer toute cette morosité …je me retrouve aussi dans ce que tu dis 🙂
    bisous bisous au plaisir de lire tes prochains articles

    Aimé par 1 personne

  2. Au top ton article. Je découvre ton blog aujourd’hui, et je me retrouve parfaitement dans tes mots. La réflexion concernant le bonheur me taraude en ce moment… Ça tombe à pic.
    Sortir de la morosité n’est pas toujours aisé, j’ai besoin d’un printemps bien affirmé pour passer du côté positif de l’histoire, j’avoue être de ces « dépressives chroniques », mais « saines » car déversant larmes et tristesses auprès de médecinsmagiciens et psychothérapeutes. Je suis aussi de celles très emphatiques qui « captent » chaque tension, chaque tristesse, chaque négativité qui l’entoure. J’ai perdu tout mon équilibre aux côté d’une personne ultra négative, après 4 ans de relation, presque 2 de dépression… Je suis en « rémission ».
    Et je confirme, être heureux a du bon, ça fait du bien et puis c’est entraînant. Une fois qu’on y goutte, on réalise que c’est dément et on en reprend ! 😉
    Bises

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