Subir les diktats

Saluuuuut les louveteaux !

Aujourd’hui je vous écris depuis le fin fond du Béarn où je suis en vacances. Des amis de mes parents y ont une maison perdue entre deux montagnes, maison qui regroupe certains de mes meilleurs souvenirs d’enfance. Pour que vous compreniez un peu cet article, et surtout la réflexion dont il découle, il faut que je vous explique bien dans quel contexte j’écris. Je suis donc chez ce couple, Philippe est basque, Yolande béarnaise. Donc quand je viens ici, j’ai à chaque fois une définition toujours plus accrue du mot « têtu ». Mais ce n’est pas ce que je retiens. Ces deux personnes sont deux des plus belles âmes que j’ai la chance de côtoyer dans ma vie. Ils sont gentils, altruistes, dénués de tout égocentrisme et généreux. Au-delà de ça, ce sont des personnes extrêmement cultivées, notamment en ce qui concerne l’histoire et la politique
Ici je ne me coiffe pas, je ne me maquille pas et pourtant je me trouve plus belle que certains soirs où j’ai passé deux heures à me ravaler la façade avant de sortir draguer du jeune loup arrogant (pardon maman si tu me lis). J’ai essayé de comprendre pourquoi ici j’arrivais un peu plus à m’aimer. Après 48 bonnes heures de réflexion, je me suis rendue compte qu’ici je n’étais pas stressée, j’étais plus détendue, je ne ressentais aucune pression sociale, je ne craignais aucun regard. Être au contact de gens un peu plus détachés de la superficialité (et plus proches de la vérité en définitive) me permettait de développer mon esprit. Et de me rappeler que je suis quelqu’un d’intelligent, qui aime se cultiver, échanger, et qui essaye de faire en sorte chaque jour d’avoir la conscience tranquille au moment de s’endormir.

Vous ne me prendrez pas pour un génie si je vous dis qu’aujourd’hui nous subissons des pressions de plus en plus lourdes, notamment sur le prétendu physique qu’on devrait avoir. Cependant je pense que nous sommes à un tournant social concernant le body-shaming, en témoigne la décision du nouveau maire de Londres de retirer du métro des affiches prônant un présumé corps parfait.

J’en discutais récemment avec ma cousine et sa collègue. Toutes les femmes que nous connaissons (nous inclues) sont insatisfaites de leurs corps. Aujourd’hui, on nous fait croire que tout le monde peut avoir des super cheveux longs, un petit nez, des gros seins, des épaules et une taille toutes fines, des jambes ultra longues avec des fesses énormes. Il suffirait de faire quelques squats et de manger un peu mieux pour être ainsi. Limite c’est notre faute si on enfile honteusement notre pantalon taille 40. Mais il faut arrêter c’est complètement faux. Certaines choses existent : la morphologie, les hormones, les différents traitements que l’on peut être amenée à prendre, l’âge … Exemple tout à fait concret : ma mère et ma soeur. Ma mère avant ses deux grossesses pesait donc 52 kilos pour 1m68 et ma soeur qui mesure 1m74 ne dépasse toujours pas les 60 kilos. Pourtant ma mère a toujours été ultra gourmande, avec des desserts sucrés à la fin de chaque repas, elle n’a jamais fait de sport de sa vie et pourtant, à quasiment 50 ans, elle flotte dans une taille 38. Ma soeur c’est pareil. Moi je n’ai pas du tout la même morphologie. Pourtant j’ai été nourrie de la même façon et j’ai fait plus de sport que ma soeur toute ma vie.

J’ai mal au coeur pour toutes ces femmes, aimées de leurs conjoints, mais qui elles ont de plus en plus de mal à s’aimer elles-même à cause de toutes ces bullshits que les médias balancent à longueur de journée. Le corps d’une femme est fait pour vous tenir debout toute votre vie, porter des enfants, pas pour faire des putains de photos Instagram.
Les femmes françaises mesurent en moyenne 1m65 pour 63 kilos. Nous ne sommes donc absolument pas dans un schéma correspondant aux pubs dont nous sommes matraquées.

Pour ma petite histoire perso, je me suis toujours battue contre mon poids. J’ai notamment fait un régime draconien en 2014 qui m’avait faire perdre 10 kilos. J’ai tout repris, c’était intenable sur le long terme. En ce moment j’aimerais maigrir. Mais malheureusement je sais que c’est ma morphologie de ne pas être une bombe atomique. Faire beaucoup de sacrifices pour reperdre 4 ou 5 kilos ? Je ne sais pas si j’en ai envie. Même à la fin de ce régime, je me voyais toujours pareille, je ne me rendais compte de la différence qu’à mes vêtements qui étaient devenus beaucoup trop grands. Tant que je ne suis pas capable de porter une regard objectif sur mon physique, c’est peine perdue de vouloir en changer. 

Du moment que l’on est en bonne santé, je pense qu’il vaut mieux se faire plaisir (ce qui ne veut pas dire se gaver comme une oie, il y a des étapes entre le céleri cru et un demi-sanglier à chaque repas) et essayer de s’aimer, de s’apprécier. Si vous ne vous aimez pas vous-même, personne ne pourra le faire à votre place.

Prenez donc soin de vous, essayez d’être quelqu’un de bon, et affranchissez vous de toutes ces conneries que l’on voit partout.

Photo par Julien Deprez évidemment ❤

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